La lune sourit le jour
La vie préurbaine – son atmosphère ordinaire – est semblable à une épaisseur de neige tombée sur nos pavillons, insonorisant toute forme de vie qui pourraient s’en échapper, mais cloisonnant la vie singulière de chacun de ses habitants comme les agissements de putains dans un bordel. Chacune de ses “franchises individuelles“, – avec leurs décorations neutres et standardisées – (…) hébergent des fictions insondables et jamais sondées. Il nous reste ces notes que nous tenons depuis des mois, suggérant des visages et des paroles, autrement dit le potentiel de fictions qui se nouent derrière chacune de ses baies vitrées. Éric Chauvier, Contre Télérama, 2011

